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La dépendance à l’alcool

L’alcool au volant

C’est un problème de santé publique. Certains réflexes étant diminués avec une alcoolémie de 0.2 o/oo, l’aptitude à conduire un véhicule est altérée après 1 à 2 verres déjà. Plus on consomme d’alcool, plus les capacités à conduire un véhicule sont diminuées. On a observé aux Etats-Unis et dans d’autres pays d’Europe une forte réduction des accidents graves de la route parallèlement au renforcement des sanctions pénales et administratives prises contre les conducteurs pris de boisson, par des contrôles systématiques d’alcoolémie, par une réduction du taux autorisé d’alcoolémie au volant et par l’élévation de l’âge légal de conduite.

Les médicaments et l’alcool

L’alcool interagit de manière négative avec plus de 150 médicaments dont la plupart sont d’utilisation courante. Si vous êtes traités par des anti-allergiques, des tranquillisants, des médicaments contre la toux ou des antidépresseurs et que vous consommez de l’alcool, les effets tels que la somnolence et le manque de concentration normalement induits par ces médicaments seront renforcés par l’association du médicament avec l’alcool, rendant la conduite d’un véhicule à moteur ou la manipulation de machines sensiblement plus dangereux. Votre médecin ou votre pharmacien sont à disposition pour vous informer en détail sur les interactions de vos médicaments avec l’alcool.

L’âge et l’alcool

Avec l’âge certaines fonctions physiques et mentales tendent à diminuer, entre autres celle de la vue, de l’ouïe et le temps de réaction. D’autres part, les personnes âgées peuvent consommer des médicaments qui, en association avec de l’alcool, peuvent accentuer ces phénomènes. Certains changements dans le fonctionnement de l’organisme peuvent contribuer au fait qu’une personne âgée, même en ne buvant qu’une faible quantité d’alcool, peut se sentir ivre. C’est pour ces raisons que les personnes âgées ont plus de risques de tomber ou d’avoir un accident de circulation après avoir consommé de l’alcool. Ce risque est associé à des problèmes médicaux liés à l’alitement prolongé qui suit parfois un accident tels qu’escarre, thrombose, pneumonie.

La femme et l’alcool

Les femmes, à consommation égale, développent des taux sanguins d’alcool (alcoolémie) plus élevés que les hommes. Cette différence existe même si l’on tient compte du poids corporel. Ce phénomène s’explique d’une part parce qu’il y a proportionnellement moins d’eau dans le corps d’une femme que dans celui d’un homme et que, l’alcool se mélangeant avec l’eau, l’alcool ingéré sera plus concentré dans le corps de la femme que dans celui de l’homme. D’autre part, les femmes éliminent moins d’alcool au niveau de l’estomac, il y donc une plus grande proportion de l’alcool ingéré qui se mélange dans le sang des femmes que celui des hommes.

La grossesse et l’alcool

Si vous êtes enceinte ou souhaitez l’être vous pouvez prévenir le risque d’anomalies chez votre enfant (syndrome alcoolique fœtal) en ne buvant aucune boisson alcoolisée pendant la grossesse. Lorsque vous êtes enceinte, tout ce que vous buvez votre enfant le boit aussi.
Vu que les études scientifiques n’ont pas su définir avec précision les quantités d’alcool associées à un risque augmenté de problèmes chez l’enfant, il est fortement conseillé de s’abstenir de boire de l’alcool durant toute la grossesse. Il est également important de préciser que la consommation d’alcool pendant l’allaitement peut provoquer des convulsions chez le nouveau-né.

Le cœur et l’alcool

De nombreuses études rapportent que les hommes et les femmes qui consomment modérément (1-2 verres par jour) sont à moindre risque de développer des maladies du coeur que ceux qui ne consomment pas du tout d’alcool ou que ceux qui en consomment beaucoup. Des petites quantités d’alcool aident à prévenir des maladies cardio-vasculaires par l’augmentation du «bon» cholestérol et par une diminution du risque de formation de caillots sanguins dans les artères coronaires (vaisseaux irriguant le cœur), phénomène responsable de l’infarctus. Si vous êtes abstinent, il ne faut pas consommer d’alcool pour vous protéger des maladies du cœur et des vaisseaux sanguins.

Le foie et l’alcool

Les maladies du foie sont les complications physiques de l’excès d’alcool les plus fréquentes. L’hépatite alcoolique est une inflammation aiguë du foie qui succède en général à une consommation d’alcool très importante. La cirrhose du foie constitue le dernier stade de l’inflammation du foie, le tissu normal étant remplacé par une cicatrice et le fonctionnement du foie est dangereusement altéré.

Le pancréas et l’alcool

Le pancréas aide à la régulation du taux de sucre dans le sang en sécrétant de l’insuline. Il joue également un rôle déterminant dans la digestion des aliments. La consommation d’alcool à risque est à l’origine de pancréatite (inflammation du pancréas), affection potentiellement mortelle se manifestant par des douleurs abdominales, des vomissements et une perte pondérale.

Les cancers et l’alcool

La consommation d’alcool est associée à une augmentation du risque de développer certains types de cancer comme le cancer de l’oesophage, de la bouche, de la gorge et du larynx (cancers de la sphère ORL). Les femmes consommant plus de deux verres par jour présentent un risque accru de développer un cancer du sein, alors que des consommations d’alcool, dépassant de peu les limites de la consommation à risque ont été associées à une augmentation de l’incidence du cancer du gros intestin (colon et rectum).

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Sources: CHUV
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